Jugé pour «contrebande» et «corruption» pour avoir introduit à Cuba du matériel de réception de télévision par satellite,
Carlos Valdes Gonzalez, 29 ans, aurait déjà effectué 120 déplacements entre les États-Unis et Cuba.

Actuellement détenu à La Havane, il a été interpellé le 24 juin 2005 alors qu’il tentait d’écouler une trentaine de décodeurs de télévision équipés de leur carte, ainsi que des câbles de connexion et des télécommandes.
«Affaire rondelette. Tout avait été acheté à très bas prix à Miami pour être vendu pour une belle somme à Cuba», commente le quotidien Granma, organe du parti communiste cubain.
Sur l’île, seuls les hôtels touristiques et les résidents étrangers sont autorisés à recevoir des chaînes de télévision par satellite que le régime castriste considère comme un vecteur idéologique et une porte ouverte pour les programmes de la TV Marti, lancés sur les ondes par le gouvernement américain.
Le quotidien cubain dénonce «la déformation de la réalité cubaine» à la quelle se livrent selon lui ces chaînes «sur la base de soi-disant distractions et d’une caquetante et hypocrite information libre».
Carlos Valdes Gonzalez, qui se rendait à Cuba également depuis les îles Caïmans, le Mexique, la Jamaïque et les Bahamas, risque entre six mois et trois ans de prison pour «contrebande» et entre 2 et 20 ans de prison pour «corruption».
Deux résidents cubains sont en outre poursuivis dans ce dossier, un agent de sécurité à l’aéroport de La Havane accusé de lui avoir facilité le passage et un receleur présumé des équipements électroniques.













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