Les 25 ont adopté lundi à Luxembourg une déclaration en ce sens, en soulignant qu’ils voulaient mener un «dialogue critique et complet» avec Cuba «à tous les niveaux».
Dans cette déclaration, ils ont néanmoins «déploré la nouvelle détérioration de la situation des droits de l’Homme» sur l’île depuis un an, et redemandé «la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques».
Les ministres se sont également dits inquiets du «retour en arrière» de Cuba qui avait fait de timides efforts d’ouverture économique, «limitant ainsi encore plus l’espace laissé aux initiatives économiques privées».
Les 25 ont maintenu la suspension des sanctions malgré l’opposition de la Répulique Tchèque, qui demandait un retour à une politique plus dure envers le régime de Fidel Castro.
La République tchèque est, au sein de l’UE, l’un des principaux partisans d’une reprise des sanctions.
Avec l’appui de la Pologne et de la Slovaquie, Prague a souvent dénoncé l’échec de la politique de «dialogue» menée par l’UE avec Fidel Castro depuis 1995.
L’UE avait décidé en juin 2003 d’imposer des sanctions contre Cuba, après l’arrestation de quelque 75 opposants au régime castriste.
L’UE avait alors décidé de limiter les visites européennes de haut niveau sur l’île et d’inviter les dissidents aux fêtes nationales organisées par les ambassades de l’UE à La Havane, provoquant la colère des autorités cubaines.
Sous l’impulsion de l’Espagne, les 25 avaient cependant décidé en janvier 2005 de suspendre ces sanctions. Cette suspension avait ensuite été renouvelée jusqu’au 1er juillet 2006, d’où la nécessité de se prononcer à nouveau pour la période commençant après cette date.
extrait du texte officiel adopté par l’Union européenne.
L’UE reprendrait avec plaisir un dialogue politique avec les autorités cubaines. Ce dialogue devrait porter notamment sur la question des droits de l’homme et avoir lieu sur une base réciproque et non discriminatoire. Le Conseil a engagé le gouvernement cubain, en vue de favoriser un dialogue positif et mutuellement bénéfique, à montrer qu’il était prêt au dialogue en apportant des améliorations concrètes à la situation en matière de droits de l’homme. Le Conseil a souligné que tous les visiteurs de haut niveau devraient faire part aux autorités cubaines des préoccupations que suscite la situation en matière de droits de l’homme.













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