Le soleil des Caraïbes, les plages de sable fin, une architecture coloniale étonnante, Cuba est de plus en plus appréciée des touristes occidentaux. Mais derrière la carte postale qui fait le bonheur des vacanciers, se cache une réalité beaucoup plus difficile pour les Cubains. C’est ce que vous pourrez voir dimanche 7 octobre à 23h00 sur M6 dans le magazine « Enquête Exclusive ».
D’abord un état policier omniprésent sous la férule du plus ancien Président en fonction : Fidel Castro, lider maximo depuis 1959. Le parti unique a placé sous haute surveillance toute la population : écoutes téléphoniques, mouchards dans chaque quartier pour repérer les dissidents et surtout ceux qui font le projet de s’enfuir vers les Etats Unis.
Comment malgré tout certains parviennent à quitter au péril de leur vie la dictature Castriste ?
Ensuite, une économie en faillite. Logements en piteux état, rationnement alimentaire, transports d’un autre âge. Economie souterraine, marché noir, avec quels moyens les Cubains se débrouillent-ils pour vivre ? Les services de santé et les écoles sont-ils vraiment aussi développés que l’affirme la propagande du gouvernement ?










1 reponse ↓
1 lucho // 12 mar 2008 at 1:52
Cuba paradis ou cauchemar ?
La difficulté réside dans le fait que les 2 sont vrais. Personne ne peut nier que les résultats en matière de système de Santé, de niveau d’Education sont parmi les meilleurs de la zone LatinoAméricaine, ainsi que le montre l’Indice de Développement Humain du PNUD, particulièrement élevé, surtout si on le rapporte au niveau de richesse nationale du pays.
De l’autre côté : absence de droits démocratiques et de libertés fondamentales, maillage implacable de la population par la police et les mouchards (les CDR de quartiers bien connus des familiers de Cuba), nécéssité des petits trafics du marché noir omniprésent pour survivre
( là-bas on n’a pas l’impression de trafiquer, on appelle ça “inventar”).
Aujourd’hui, ce qui me frappe lorsque je me rends là-bas c’est plus le désastre psychologique qui règne chez les quadragénaires ( ceux qui sont nés avec la Révolution) que le désastre économique lié à la “période spéciale” qui a suivi l’arrêt de l’assistance économique soviétique au début des années 90. Désastre psychologique d’une génération à qui on avait promis des “lendemains qui chantent” s’ils travaillaient dur, et qui découvrent qu’on leur avait menti, que Cuba était un pays à l’économie malade qui n’avait survécu 30 ans que grâce à la perfusion soviétique. Et chacun sait (en dehors de quelques irréductibles aveugles et sourds à la réalité) que la faiblesse de l’économie cubaine est bien plus liée à la politique économique des gouvernants qu’au « bloqueo » etatsunien.
Un pays dans lequel aujourd’hui les jeunes disent préférer devenir barmen dans un hotel pour touristes plutôt qu’ingénieurs ou médecins est un pays qui a de sérieux problèmes.
D’un autre côté, si l’on doit être pauvre en Amérique Latine, probablement vaut-il mieux être pauvre à Cuba!
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